"Sharpnel" est le nom d'un lieutenant anglais qui mit au point en 1784, la première munition à sous projectiles de l'histoire. Il s'agissait d'une sphère creuse, remplie de billes et de poudre noire. La mise à feu était réalisée par une fusée à retard rudimentaire. Il était donc nécessaire de correctement régler ce retard, pour que le projectile s'ouvre face aux troupes. Sa portée utile était tout de même de 1100m.
En 14-18, ce même principe fut utilisé en début de conflit, par tous les belligérants. L'obus "Shrapnel", monté avec fusée "à temps" (ci-contre), était une munition efficace contre les troupes à découvert, puis contre l'aviation. Mais la guerre de tranchées "s'enterre". C'est alors qu'apparaît la nécessité d'utiliser des explosifs à fort pouvoir brisant. Désormais une enveloppe correctement formée peut générer suffisamment d'éclats, du coup l'ajout de mitrailles devient inutile. Ce type d'obus produisait une détonation qui générait plusieurs centaines d'éclats à grande vélocité (1000 à 1500 m/s pour un obus de 105mm). La munition à fragmentation était naît. En 1916, Afin d'en équiper leurs avions, les Français réalisent des premiers essais avec fusée à perche, montées sur des obus de 75, 80, 90, et 120mm. Ceci dans le seul but d'augmenter le diamettre de dispersion des éclats. C'est donc durant cette première guerre mondiale que la bombe d'aviation à fragmentation devient une arme à part entière. C'est donc l'obus "Shrapnel", qui sans aucun doute reste la munition, qui a le plus inspiré toute une panoplie d'armes basées sur le principe, d'un chargement avec sous-projectiles puis à sous-munitions.


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