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Dossiers aviation 14-18. [1 2 3 4 5 6] pages
 

Série de petits articles sur la première guere mondiale et concernant plus particulièrement : l'aéronautique militaire, le matériel, les techniques, les hommes, etc. Lors de la Première Guerre mondiale à nos jours

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  L'aviation passe à l'offensive
 

Avant 1914, les grands stratèges de l'armée Française n'avaient aucune confiance en l'aviation. Recourir à ces drôles de machines en tant qu'arme de guerre ne semblait avoir aucun avenir. En voilà une drôle d'idée ! Utiliser un aéroplane pour emporter quelques maigres munitions ! Mais pourquoi faire ? Alors que l'artillerie possédait à cette époque une puissance de feu sans égal ! Et pourtant.... Ce sont les aviateurs eux-mêmes, qui vont démontrer, dès le début de la guerre, que l'aviation est l'arme dont plus personne ne pourra se passer.

De leur propre initiative, ils utilisent toutes sortes de "bombes à main". Les équipages élaborent les premières techniques de largage, alors que les mécanos modifient les munitions, afin d'augmenter leurs performances et de les adapter aux contraintes de l'aéronautique. Et ce n'est qu'en septembre 1914, que Joffre prendra pleinement conscience des capacités tactiques de l'aéroplane. Le 27 septembre est crée le 1er Groupe de Bombardement (GB) formé de 3 escadrilles de Voisin L.A 5 ayant pour mission d'attaquer les objectifs militaires à l'arrière immédiat du front en appui avec l'artillerie. On peut dire que le bombardement fut la première mission offensive de l'aviation française, la chasse "bordel" ne viendra que peu après. C'est donc avec une totale autonomie, que les armuriers français vont, faute de matériel adéquat, bricoler puis, assembler les premières "bombes" d'aviation. Et ici tout est fait main, même le largage, le plus souvent réalisé par le mécano en place arrière ! Ci-dessous quelques exemples des ces drôles de munitions larguées depuis ces drôles d'avions.


Articles du dossier.

    1. Le sac
    2. Les "flyers"
    3. Les fléchettes
    4. Les grenades improvisées
    5. Les munitions de mortier
    6. Les obus d'artillerie
    7. Les premières bombes à main
 

Le sac.

Un sac de poudre ? Non ! En fait, il s'agit d'un simple sac de sable :) Eh oui, c'est la première "bombe" d'exercice de l'histoire de l'aviation. Il à été utilisé dans le but de prouver qu'il est possible de larguer avec précision une charge depuis un aéroplane (exercice jusque-là réservé aux seuls dirigeables.) C'est donc le 19 janvier 1910, que le Ltt Paul BECK, (U.S.A) largue avec succès plusieurs de ces sacs de sable, au dessus de los Angeles, afin de simuler un bombardement. Cette démonstration clôturait le premier "Airshows" outre-Atlantique. Beck y remporte près de $19.000 de primes. Le bombardement depuis un aéroplane voilà une idée qui, c'est sur, va faire du chemin.

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Les flyers.

Voilà ce que la Première Guerre mondiale nous a apporté de plus "tendance ". Le "Flyer" ! Bon, bien sûr pas question à l'époque d'invitation pour une quelconque soirée de débauche. C'était plutôt des invitations à se rendre, à déserter, voir même à changer de camps. Dés 1914 la France utilise largement la propagande aérienne. Il faut dire que les premiers appareils avaient une capacité d'emport très réduite. Ces "flyer" serviront aussi à regonfler le moral des troupes ainsi qu'à manipuler les populations civiles. Il faut croire que pour une fois nos stratèges avaient compris toute l'importance de maîtriser "l'information." Par contre, l'histoire ne dit pas si l'idée leur est comme çà...tombée du ciel.

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Les fléchettes.

Elles étaient larguées par grappe d'environ 500, avec une efficacité redoutable sur les troupes à découvert. A la seule condition d'arriver, "pointe en bas," ce qui n'était pas toujours le cas. Pourtant, elles avaient pour énorme avantage, un gage certain de sécurité, puisque que l'on pouvait les larguer de haut, est qu'elles ne contenaient pas d'explosif. Ci-contre la plus célèbre d'entre elles, la fléchette française "Bon" imaginée par Clément ADER, elle était déjà très proche de ce qui se fait de nos jours. Ci-dessous quelques exemples de fléchettes utilisées pas les autres nations.


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Les grenades improvisées

Ce sont certainement les premières munitions (improvisées) larguées depuis un aéroplane. Car c'est tout naturellement que les équipages, survolant les premières lignes adverses, eurent l'idée d'emporter quelques grenades, qui ne seraient pas perdues pour tout le monde. Rapidement les mécanos et surtout les armuriers vont modifier et élaborer ces drôles de "bombes aériennes", des engins souvent rudimentaires aux performances aléatoires. Mais l'idée semble intéressante. Malheureusement le dispositif de retard, lui, même modifié, n'était pas le système de mise à feu idéal à bord d'un avion. Car ce retard limitait la plage d'altitude de largage. Et surtout il ne fallait pas être touché après avoir "dégoupillé". Car si les cieux étaient un territoire presque vierge, au sol la défense anti-aérienne était déjà bien présente sur tous les champs de bataille.

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Les munitions de mortier.

Encore une fois les armuriers vont mettre la main à la pâte, heu... dans la poudre plutôt. Car à défaut de munitions spécifiques, ils vont modifier celles qui existent. Et les munitions de mortiers possèdent depuis longtemps les caractéristiques indispensables des futures bombes d'aviation. Un empennage, un mécanisme de sécurité, et une fusée d'impact. Certe elles sont peine plus puissante que de grosses grenades. Peu importe, il suffira d'ôter la charge de dépotage et modifier l'empennage pour en faire de véritables petites bombinettes.
Ci-contre un avion de reconnaissance allemand. Les bombes étaient chargées en cabine alors que les fusées fumigènes étaient rangées sur le côté du fuselage. Par la suite la tendance va évidemment s'inverser :)

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Les obus d'artillerie.

L'obstination des équipages à larguer depuis leurs simples avions d'observation, toutes sortes de munitions, que d'ingénieux mécanos et armuriers ont bricolées, va faire changer d'avis nos vieux généraux. Ils comprennent enfin que l'aviation de combat est un atout indispensable dans la bataille. Les premiers programmes d'armement vont dès lors rapidement être mis en place.
Mais en attendant, les aviateurs utiliseront, entre autres, un des calibres les plus célèbres de la 1re guerre mondiale... l'obus de 75mm. Il sera équipé d'un empennage et d'une fusée modifiée. Mais surtout c'est un calibre suffisamment léger pour être largué à la main, et oui point d'éjecteur en vue pour le moment. C'est donc ce genre de munitions que les premiers armuriers vont assembler dans leurs modestes ateliers.

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Les premières bombes à main.

Voilà enfin les premières bombes dignes de ce nom. Elles sont encore parfois assemblées sur la base d'obus d'artillerie. Et si la France compte un peu de retard, certains pays développent déjà des profils bien particuliers. Leur taille n'impressionne pas vraiment encore (moins de 10kg). Mais elles possèdent désormais toutes les caractéristiques de la bombe d'aviation, que nous pétaf connaissons bien.

  • Un corps à l'aérodynamique adaptée au largage.
  • Un empennage "lisse" pour stabiliser la trajectoire.
  • Une éolienne d'armement et de sécurité.
  • Une fusée d'impact d'ogive ou de culot.

Hélas, le mode de largage est encore, la main du mécano. Mais les progrès sont rapides, et courant 1915 les évolutions en matière d'équipements et d'armement sont telles, que les constructeurs vont mettre au point la prochaine grande étape, de l'aviation de bombardement... l'éjecteur ! Mais c'est une autre histoire.

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Quelques exemples de bombes à main (1914-1915)


Allemagne
 
 
  Bombes explosives à main Allemande. De 4 à 20 kg. Bombes incendiaires, chimiques et classiques.  
 

 
  France Angleterre  
   
 

Bombes de 75mm à percuteur court et long.

   
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