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Dossiers aviation 14-18. [1 2 3 4 5 6] pages
 

Série de petits articles sur la première guere mondiale et concernant plus particulièrement : l'aéronautique militaire, le matériel, les techniques, les hommes, etc. Lors de la Première Guerre mondiale à nos jours

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  Une époque héroique
 

L'histoire de l'aviation motorisée à plus de 100 ans ! Il me semble donc impossible d'en faire ici un historique exhaustif. De plus le Net regorge d'une foule d'informations sur le sujet, alors inutile d'en rajouter. J'ai donc décidé de m'intéresser et de regrouper les évènements qui sont à l'origine de notre spécialité "Armurier du ciel ". Et ça n'a pas été simple. C'est donc sans aucune prétention que je vous propose de découvrir quelques articles, dans un style plus... pétaf que litéraire (désolé).


Articles du dossier

    1. Première attaque aérienne
    2. L'aviation militaire française d'avant guerre.
    3. Premier véritable bombardement.
    4. Premier bombardement de l'aviation française
    5. Première victoire aérienne
    6. Les toutes premières spécialités aéronautiques
 
   

Première attaque aérienne.

Des Allemands ? Qui auraient envoyé des zeppelins sur Paris en 14-18 ? Des Français sur une ville de la Ruhr? Et bien non ! La première ville bombardée depuis les airs serait Venise. En 1848, avant même l'invention de l'aviation.
Le 22 mars 1848, les Vénitiens, sujets de l'empire d'Autriche, lancent une insurrection indépendantiste. Les Autrichiens fuient la ville, et les Vénitiens forment un gouvernement.
Rapidement l'armée autrichienne se regroupe autour de Venise et assiège la ville rebelle durant des mois. Mais les Vénitiens ne se rendent pas.
Les Autrichiens décident alors d'utiliser des armes d'un type nouveau, dites "à impact psychologique", vingt montgolfières autrichiennes, armée chacune d'une bombe de quinze kilos, décollent et survolent la cité. D'en haut, les aéronautes lâchent les bombes. Effarés, les Vénitiens capitulent le soir même. C'était le 12 juillet 1848.

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L'aviation militaire en française d'avant guerre.

C'est le 12 novembre 1906 qu'Alberto Santos-Dumont, effectue un vol d'une distance de 220 mètres en 21 secondes, à la vitesse invraisemblable de 41,3 Km/h ! C'est le premier vol français à avoir été homologué. Mais le vol reste surtout une "activité" qui passionne les milieux fortunés. Quant aux militaires...
Année 1910: En avril, l'armée crée un service nommé "Aéronautique française ". Afin d'évaluer les capacités de l'aéroplane. Le 9 juin, les officiers Féquant et Marconet effectuent la première mission opérationnelle de l'histoire de l'aviation française, une reconnaissance entre Châlons et Vincennes, à bord d'un Farman. Le 10 juin, l'armée réceptionne son premier appareil, un biplan Wrigth. Le 14 sept, l'armée effectue ses premières manoeuvres d'envergures, avec 9 avions. et crée une l'école de pilotage militaire. Le 22 oct, "L'aéronautique française " devient "L'aéronautique militaire".
Année 1911: En mai, s'ouvre à Paris le premier congrès international sur la réglementation aérienne. Le 26 Nov, un Nieuport monoplan remporte les essais de l'aviation militaire à Reims.
Année 1912.
En mars, "L'aéronautique militaire " déploie ses premières unités opérationnelles. Elles seront positionnées à Lyon, Reims, et Versailles.
Année 1913. Les premiers mécanos sont formés à Bron (Lyon). Ce sont ces hommes, pionnier de l'aviation militaire, qui participeront aux premiers combats, et de là naîtra bien plus tard une arme nouvelle, "l'armée de l'air".

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Premier bombardement de l'aviation française.

Il faut attendre la 1re guerre mondiale pour voir émerger l'idée, qu'un avion peut être utilisé, pour emporter et larguer des munitions spécialement adaptées à un usage aéronautique.
C'est donc le 3 août 1914, au moment même où l'Allemagne déclare la guerre à la France que Lunéville subit le 1er bombardement aérien de la Grande Guerre.
Un peu avant 18H, un avion allemand ayant traversé la frontière, survole Lunéville en arrivant par l'ouest et largue 6 bombes en suivant pratiquement l'axe de la rue d'Alsace et de l'avenue Voltaire dans son prolongement, de l'hôpital jusqu'au terrain de manœuvres. Ce bombardement provoque quelques dégâts aux immeubles, mais ne cause ni mort ni blessé. Cela ne sera malheureusement pas le cas par la suite...
On peut voir ci-contre le type de munition utilisé. Les bombes étaient larguées à la main, à l'aide d'un empennage en forme d'anse. La forme en goûte d'eau permettait d'orienter la bombe vers le bas. Le système d'armement est assuré par une éolienne qui semble être reliée à un percuteur à impact. L'éolienne devait peut-être faire descendre ce percuteur, puis à l'impact par déformation du corps de la bombe, celui-ci en remontant mettait à feu le détonateur. Mais difficile d'en être certain sans plus de précisions techniques.

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Premier bombardement de l'aviation française.

Bon, il est vrai que l'idée est allemande, mais la France elle effectue le premier bombardement stratégique de l'histoire de l'aviation motorisée. Une première réussite, et Française !

Le 14 août 1914, deux appareils français (des Voisin type III), pilotés par Cesari et Prud'hommeaux, décollent de Verdun, pour tenter de bombarder le terrain de Metz-Frescaty, alors aux mains des Allemands.
Arrivés au-dessus du terrain, ils subissent la défense anti aérienne. N’écoutant que leur courage, ils lâchent leurs bombes sur les hangars à dirigeables, qui sitôt après avoir "réceptionné " les bombes s’enflamment. Les deux Zeppelin qu’ils abritaient, le ZII (modèle LZ9), et le ZIII, (modèle LZ12), sont détruits. La mission accomplie, Cesari et Prud'hommeaux reviennent se poser sans dommage à Verdun.

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Première victoire aérienne

En réalité, il y a débat sur le sujet ! Mais la première victoire officiellement homologuée d'un avion d'arme, sur un autre fût française ! Louis Quénault (ci-contre) mécanicien mitrailleur qui était en charge (entre autres) de l'armement (des Hotchkiss 8mm). Ces mitrailleuses équipaient depuis le 18 août 1914 les Voisin type III de la V 24. Les Allemands eux étaient équipés d'un simple fusil. Le 5 octobre 1914, Joseph Frantz (pilote) engage un Avionik B II. Quenault vide un premier chargeur, au coup par coup (pour éviter l'enrayage). Il tire en tout 47 bales avant que la mitrailleuse ne s'enraye au deuxième chargeur. Mais le pilote de l'Aviatik est touché, l'avion monte brusquement dans les airs avant de plonger et de s'écraser au sol. Les Allemands Wilhelm Schlichting (pilote) et Fritz von Zangen (observateur) meurent dans le crash de leur avion. Et oui qu'est devenue cette époque où mécanos et pilotes ne faisaient "qu'un" dans une même machine... Mais voici donc le récit brièvement raconté par Joseph Frantz en personne, en 1963 à un tout jeune pilote passant son brevet.


« C’était le 5 octobre 1914. J’étais sergent à l’escadrille V 24 et j’avais Louis Quénault comme mécanicien. On était sur un biplan Voisin et on allait vers Reims. Pour la première fois, on nous avait monté une mitrailleuse Hotchkiss, dont Quénault était chargé. Jusque là, quand on croisait un boche, on s’approchait le plus près possible et on se tirait dessus à la carabine. Ce jour-là, peu après Chalons, en voilà un, de boche. Il se présente avec sa carabine, et Quénault se met à tirer… tac…tac…tac… L’autre, il n’avait jamais vu ça et il n’a jamais eu l’occasion de le revoir. Le pilote touché, l’avion est tombé. Voilà. Bon, maintenant il faut que je me sauve ! »

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Les toutes premières spécialités aéronautiques

Il faudra attendre 1912 pour que l'armée utilise enfin l'aéroplane au sein d'unités opérationnelles. En 1913 une première école, à Bron (Lyon) forme des mécanos aux spécificités des métiers de l'aéronautique. Et travailler sur ces drôles de machines devait être une sacrée aventure.
Mais de qui avait-on besoin pour entretenir et mettre en oeuvre ces premiers "avions d'armes?" Et à quoi pouvaient bien ressembler ces pionniers de la mécanique aéronautique militaire. Nous mécanos des Temps modernes avons troqué leur avions faits de bois et de toile, contre des monstres d'acier de plusieurs tonnes. Pourtant, nous avons perdu quelque chose. Car ces mécanos-là c'est sur, possédaient une âme et un talant que peu d'entre nous possèdent aujourd'hui. Il suffit de voir comment ils travaillaient, pour comprendre qu'ils étaient en fait, plus que les pilotes, les véritables artisans du ciel. Voici donc quelques photos des différents ateliers que l'on trouvait au sein de chaque escadrille. Ici une unité de reconnaissance stationnée à Casablanca (Camp de Cazes), photos prises par Marcel Dillerin ajusteur de précision et originaire de La Rochelle, affecté à la section photo de 1915 à 1919 . [Source photos]

 

telier voilerie : Confection et réparation des toiles de lin ou de coton de couleur jaunâtre, qui recouvraient en ce début de guerre tous les avions militaires. [ Et déjà les femmes sont bien présentes dans cette spé :) ]


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Atelier toilerie : Chargé de la pose des toiles sur la structure. La toile était ensuite recouverte d'une ou plusieurs couches d'un verni transparent. Le camouflage ne viendra que bien plus tard. [ Ha ! :) là aussi du personnel féminin ]


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Atelier menuiserie : Réfection des structures en bois. Et c'est à l'aéronautique de cette époque que nous devons une invention "révolutionnaire ", le contreplaqué ! [ Bon...ça commence à ressembler à un atelier...]


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Atelier moteur : Etretien et réparation des moteurs, en étoiles pour la plupart . (Invention française de Robert Esnault-Pelterie. Il inventa également le "mache à balais " ). [ Bon, les moteurs c'est plein de pièces et plein de monde... C'est l'usine quoi :( bof...]


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La chodraunerie : Rapidement certaines parties de l'avion sont en métal. Heureusement, les "Choumacs" avaient déjà inventé le marteau. [ Là ça commence vraiment à ressembler à un atelier d'hommes ]


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Les armuriers : Haaa ! Les Pétafs de l'époque, ils ont l'air quand même un poil plus évolués que les choums :) Dommage qu'ici il ne s'agisse que d'une unité de reconnaissance. Seuls quelques fusils et quelques bouteilles :) trônent sur les étagères de ce sympathique atelier. [ Voilà enfin un atelier qui donne envie ]


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