Voici les résultats d'une enquête menée par un fin ligné, (Willy du grand 2/30 pour ne pas le nommer). Tel un véritable Sherlock Homes, il avait en tête de découvrir d'où venait la mascotte de notre spécialité "le Pou pétaf". Il a donc suivi plusieurs pistes. Mais après une bonne centaine de coups de fil et après avoir "réveillé" en plein boulot, la moitié des anciens pétafs de France et de Navare. Toutes se révéleront être des impasses... toutes sauf une ! Alors, voyons si vous saurez démêler le vrai du faux dans les différentes versions que je vais vous narrer ici même.
Sources : Un retraité du 1/91 Gascogne dit "Péchon"
A en croire cette version, c'est dans les sud que serait né le pou pétaf, et pourquoi pas ! Le soleil, la plage, les filles, la bonne bouffe, du jaune, bref l'endroit idéal pour prendre racine.
C'est dans ce cadre idyllique qu'en 1964, est mis en place sur la BA 118 de Mont de Marsan, le tout premier escadron pouvant exercer la dissuasion nucléaire. Le 1/91 Gascogne est équipé du fer de lance des FAS, le majestueux Mirage IV, du sérieux quoi ! Pourtant au sein de cet escadron se trouve un drôle de pétaf... le Père "Poupou". Un grand gaillard qui tenait son surnom de la vénération qu'il avait pour son champion, Raymond Poulidor. Difficile paraît il de lui faire rater une étape du tour de France, voir même impossible s'il y avait un grand col de montagne. Fou de vélo au point qu'un jour, le haut parleur de la radio aillant rendu l'âme, il eut l'idée d'utiliser le réseau d'interphone du hangar pour écouter la grande étape des Alpes. Seul problème, c'était pas un roi de l'électricité. Persuadé d'avoir isolé le haut parleur du calbo il branche confiant sa radio, qui se fit entendre dans toute l'unité. Au bout d'un petit moment, il entend au milieu des commentaires "Adj Péchard posez votre vélo et montez dans mon bureau"
L'anecdote est restée dans les mémoires et le jour de son départ les pétafs de son calbo lui ont offert un maillot où il était inscrit "Allez Poupou" au dessus d'une sorte de pou. C'est de là qu'est partie l'idée d'en faire une mascotte. Par la suite le pou se transformera en écusson puis voyagera plus au nord au gré des mutations.
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(pour découvrir la fin de l'histoire)
"Fou de Pou" (1979)
Sources : Un ancien de la 13e Escadre dit "Cépi"
C'est donc en plein coeur de l'Alsace qu'est né notre pou pétaf, et plus précisément sur la base de Colmar. C'est là que se trouve la 13em Esadre de chasse, et au coeur de cette Escadre le grand 3/13 "Alsace" qui cette année-là voit arrivé un vieux sergent doté d'une particularité très marquée. Je vous explique.
Au début tout semble normal dans ce sympathique atelier. Les sergents ont les mains pleines de graisses, les chefs ont des ordres plein la bouche, les juteux sont débordés, et enfin, les vieux y coulent des jours heureux. Mais au bout de quelques mois on voit apparaître un peu partout, au bar, dans le hangar, mais surtout dans le calbo pétaf de tout petits personnages dessinés. Chez les pétafs on sait bien qui en est l'auteur. Ben oui le nouveau serpat ! Et son talent est plutôt prolifique. Ces personnages ressemblent le plus souvent à de petites boules de poils à l'air sympathique. Et il y en a un peu partout, tableaux, armoires, fiches matériels, doc, il paraît que certaines "formes 11" s'en souviennent encore. Bréf impossible de freiner un tel talant artistique. Le chef un peu excédé par les humeurs graphiques de son sergent lui propose, lors d'un pot de dessiner un personnage qui servira à réaliser un écusson pour les Pétafs du 3/13. Le Sergent accepte avec un plaisir non dissimulé. Et quelques semaines plus tard, son projet voit le jour. Une grosse boule de poils munie d'une énorme massue !
Notre Pou était né. Mais l'histoire ne dit pas si cela tempéra le talent graphique de ce sergent dont je ne peux hélas vous donner le nom.
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(pour découvrir la fin de l'histoire)
"Le sale pou" (1980)
Sources : Un Ancien du DA 277 dit "Riton"
Si l'on en croit cette version, l'affaire se déroule sur une base loin de presque tout, le DA 277 de Varennes/Alliés. Un véritable trou perdu en plein milieu de notre belle France. Je vous raconte...
L'histoire débute quelques semaines après la relève 1980. Cette année-là, un jeune "pétafon" tout frais sorti d'école va déclencher un évènement sans précédent. Figurez-vous que ce jeune homme avait une hygiène corporelle, disons... plutôt négligée. Certains se demandaient s'il ne faisait pas pousser des trucs dans sa douche. On tente de résonner le garçon, mais les progrès se font attendre, et au bout de 2 à 3 mois de base certain pétaf ont commencé à se plaindre de démangeaisons du cuir chevelu ! Le phénomène semblant s'amplifier, les conclusions étaient évidentes. Je vous laisse deviner... Hé oui des poux ! Le jeune pétafon en était farci ! Au point que lui et son parrain durent porter une coiffe en résille pendant le traitement pour éviter la contamination totale.
Imaginez l'ambiance... Et c'est donc pour se "venger", qu'au cours de la Saint Eloi (toute proche), son calbo lui confectionna un habit de pou (vraiment ridicule) qu'il dut traîner comme un fardeau toute la journée. Pourtant, il faut croire que l'idée était bonne, car tout le monde c'était bien marré. Plus tard l'image du pou fera son chemin, d'atelier en atelier, de base en base, jusqu'à devenir un véritable emblème le Pétafon lui découvrait le robinet d'eau chaude. Une histoire qui finit bien donc.
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(pour découvrir la fin de l'histoire)
"Pou Poilu" (1987)
Sources :
Cette fois, l'affaire se déroule sur la BA 124 d'Entzheim (près de Strasbourg). Elle accueillait dans les années 80' 90' les Mirages III R de la 33em Escadre de reconnaissance. Je vous raconte...
L'histoire commence en 1987 au coeur du calbo pétaf du grand 1/33 "Belfort". La fin de l'année est proche, et il faut bien penser à organiser la Saint Eloi. Comme le veut la tradition c'est le moment de régler leurs comptes aux chefs, qui nous en font baver à nous pauvres grouillots tout au long de l'année. Et cette année-là, la cible semblait toute désignée, L'ADC Julia. C'est le chef du calbo pétaf, et c'est un sacré morceau ! Pour résumer, "La bête" est plutôt rustique, doté d'une gueule et d'une force hors norme, dont il usait d'ailleurs dès que le besoin s'en faisait sentir. Surtout envers les sergents un trop lents à son goût, ou les officiers trop tatillons. Le tout, recouvert d'une pilosité qui confirme que l'homme descend bien du singe. Vous visualisez ?
La fine équipe sous ses ordres décide alors de caricaturer leur chef de service, avec un costume fait sur mesure. Mais, quel costume ? Chacun y va donc de sa proposition. Un Cro-Magnon ? C'est ressemblant, mais pas vraiment original. Un Viking ou un gaulois ? Mouais... bof. Je sais ! Un singe ? Heuuuu... toi tu veux mourir non ? C'est alors qu'un certain Billon Hervé propose, "et pourquoi pas un pou" ? C'est vrai, c'est comme notre chef, ça vie avec plein de poils toute l'année et pas moyen de s'en débarrasser. L'idée fait mouche et c'est avec Mastalerz Gilles qu'ensemble ils confectionnent un costume de pou auquel ils ajouteront une massue pour lui donner une touche plus virile. Le déguisement fera un tabac. La preuve, aujourd'hui encore on le voit sur tous nos écussons.